Il y a un an Google annonçait la fermeture de Google News en Espagne

Par la rédaction de TSO le
 
Il y a un an, Richard Gingras annonçait que Google actualité en Espagne allait subir un profond nettoyage de ses sources espagnoles avant la fermeture du service. Un an plus tard qu’en est-il du service Google Actualités en Espagne ?
Google News Espagne
Cela avait sonné comme un coup de tonnerre dans le monde de l’actualité en Espagne, Richard Gingras avait officiellement annoncé sur le blog Google Policy Europe que le service Google actualité allait être fermé à partir du 16 décembre 2014. Cette annonce faisait suite à une loi espagnole qui imposait une rétribution pour chaque extrait ou publication espagnole présentée via le service Google News ou via un autre service du même type.

Et le 16 décembre 2014, la page Google News espagnol était remplacée par une page du support expliquant en substance que « Nous regrettons de vous informer que Google Actualités a fermé en Espagne et les actualités publiées par les éditeurs espagnols ne figurent plus sur Google News, à la suite des changements récents dans la législation espagnole. »

Pour justifier cette décision, Richard Gingras expliquait que Google ne gagnait pas d’argent avec son service Google Actualité et qu’il n’était pas possible de proposer un service en ligne gratuit et de devoir payer en plus pour l’affichage d’un résumé des publications des sites d’actualités espagnols.




Un an plus tard, rien n’a changé du côté de Google Actualité en Espagne. En lieu et place de la page news.google.es il y a toujours la page du support qui explique les motivations de cette fermeture. Ce qui semblait être au départ un coup de bluff de la part du gouvernement espagnol s’est transformé en fiasco pour les éditeurs qui n’ont plus de support direct en relation avec le moteur de recherches qui est utilisé par plus de 95 % des internautes espagnols (chiffres 2014).

Une étude publiée en Espagne il y a quelques mois met en avant que ce boycott a eu pour effet de réduire considérablement les sources d’informations indépendantes et que les petits éditeurs ont été les plus impactés, certains ayant perdu plus de 13 % de leur trafic par manque de visibilité. Pour d’autres les « pure player », cela a été purement et simplement la fermeture du site faute d’audience.

La loi est entrée en vigueur le 1er janvier 2015 et le gouvernement espagnol, aujourd’hui, ne semble toujours pas vouloir faire machine arrière… Pour l’instant.

Et si demain, cela arrivait en France ?
 
 
 
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