Le cri d’alarme de l’UNICEF pour la 36e Journée de l’enfance
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Rubrique Tendances & Actus
La 36e Journée mondiale de l’enfance, commémorée chaque 20 novembre, met cette année le doigt sur l’essentiel avec son thème percutant : « Ma journée, mes droits ». L’UNICEF nous invite à cesser de façonner le monde sans eux et à prendre la mesure de leur réalité quotidienne. Car le respect de leurs droits humains est la seule et unique condition pour dessiner un avenir durable et meilleur pour tous. Pour terminer le petit tour du BeMac de cette fin de semaine qui approche, nous fêtons aussi les Edmond.
« Ma journée, mes droits » : Le nouveau cri du cœur de l’UNICEF
Le 20 novembre, ce n’est pas une date comme les autres. C’est la Journée mondiale de l’enfance, un rendez-vous annuel qui, en 2025, fête ses 36 ans, marquant l’anniversaire de l’adoption de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant (CIDE) en 1989. On parle souvent, indifféremment, de « Journée internationale des droits de l’enfant » ou de « Journée mondiale de l’enfance ». Qu’on utilise l’un ou l’autre, l’idée reste la même : prendre un instant, à l’échelle planétaire, pour se concentrer sur les droits fondamentaux de tous les plus jeunes. Ces droits, on le sait, sont universels et non négociables, une véritable boussole pour l’humanité. L’UNICEF, l’organisation phare dans ce domaine, donne le ton cette année avec un thème qui sonne comme une évidence et, en même temps, comme un rappel à l’ordre : « Ma journée, mes droits ». Ce n’est pas juste un slogan, c’est une invitation très directe à se pencher sur la vie des enfants.
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Des droits universels, mais trop souvent bafoués
Il faut se rendre à l’évidence : même après plus de trois décennies, et malgré ce texte fondateur qu’est la CIDE, ces droits sont loin d’être une réalité pour tous. Imaginez : chaque matin, quand l’enfant se réveille, son monde est déjà façonné par des décisions qui n’ont pas été prises par lui. Les adultes ont décidé des lois, des infrastructures, des réponses aux crises. Pourtant, qu’il soit à Paris, à New York, ou dans un village reculé du bout du monde, cet enfant se lève avec un droit fondamental : celui d’être protégé, d’apprendre et, surtout, de faire entendre sa voix. Mais dans beaucoup trop d’endroits sur cette planète, ces piliers sont mal compris, ignorés, voire carrément niés. On pense aux zones de conflit, aux familles vivant dans l’extrême pauvreté, aux jeunes qui subissent de plein fouet les urgences climatiques. Dans ces situations, le droit à la vie, à la santé, à l’éducation, n’est pas une garantie, mais un privilège souvent perdu.
Lorsque le soleil se lève, les enfants se réveillent dans un monde façonné par des décisions qu’ils n’ont pas prises. Or, chaque enfant, où qu’il soit, se réveille également avec des droits. Y compris le droit d’être protégé, d’apprendre et de faire entendre sa voix. Il est temps d’écouter les enfants. Pour comprendre à quoi ressemble leur vie et comment leurs droits sont présents, absents ou défendus au quotidien.
UNICEF
Pourquoi « Il est temps d’écouter les enfants »
L’urgence d’aujourd’hui, c’est de passer du constat à l’action en donnant le micro. C’est le sens de l’appel de l’UNICEF : il est crucial d’écouter les enfants. Non pas seulement pour leur donner le droit de s’exprimer, qui est un de leurs droits fondamentaux, mais surtout pour comprendre, de l’intérieur, comment ces droits se manifestent, ou au contraire, sont absents, dans leur quotidien.
Pour nous, adultes, c’est une manière de prendre la température réelle du monde qu’on leur laisse. Leur perspective est unique. Elle est sans filtre. Prenons quelques exemples concrets de ce que cela signifie, pour eux, d’avoir ou non leurs droits garantis :
Le droit d’être protégé : Cela va bien au-delà de la sécurité physique. C’est la garantie d’un environnement sans violence, sans exploitation, que ce soit à la maison, à l’école, ou sur Internet.
Le droit d’apprendre : L’éducation, ce n’est pas juste l’accès à un bâtiment. C’est aussi la qualité de l’enseignement, le droit d’étudier dans un lieu sûr, et la capacité à développer tout son potentiel sans être freiné par la pauvreté ou les préjugés.
Le droit de faire entendre sa voix : Ce n’est pas seulement donner son avis sur un petit sujet. C’est être considéré comme un acteur légitime, dont l’opinion doit peser dans les décisions qui le concernent, qu’elles soient locales ou mondiales.
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Le rôle essentiel des droits humains de l’enfance
En fin de compte, la Journée mondiale de l’enfance, c’est l’occasion de remettre les pendules à l’heure. Les droits de l’enfant ne sont pas une catégorie de droits « à part », une sorte de sous-ensemble charitable. Ce sont des droits humains. Point. Ils sont indissociables des droits de tout être humain, mais adaptés aux besoins et à la vulnérabilité particulière de l’enfant.
Leur respect absolu et constant est la seule voie possible si l’on veut sincèrement bâtir un monde meilleur. Cela n’a rien de romantique. C’est une nécessité pragmatique. Un enfant dont les droits sont respectés, qui est en bonne santé, bien éduqué, et écouté, a toutes les chances de devenir un adulte capable et constructif. Investir dans les droits de l’enfant, c’est donc investir dans l’avenir durable de nos sociétés, c’est le seul moyen, à long terme, de faire face aux défis majeurs de ce siècle, qu’il s’agisse des urgences humanitaires, de la crise climatique, ou des inégalités sociales.
Un appel à l’action pour les adultes
Ce jeudi 20 novembre, le message est clair. Cette 36e Journée mondiale de l’enfance doit être une journée d’action, par les enfants et pour eux. En tant qu’adultes, notre rôle est simple, mais primordial : nous devons nous faire les défenseurs de leurs droits, veiller à ce qu’ils soient appliqués dans les faits, et non pas juste sur le papier. C’est une question de volonté politique, de choix d’investissement, mais aussi et surtout, de conscience individuelle. Le respect de ces droits est l’unique condition sine qua non pour que l’enfant d’aujourd’hui ne se réveille pas demain dans un monde encore plus difficile, façonné par les erreurs que nous aurions pu éviter. Il est grand temps d’arrêter de décider pour eux et de commencer à décider avec eux. C’est l’essence même de leur droit : « Ma journée, mes droits ».
( Temps de lecture : 6 minutes | L’illustration de notre article provient de Janeb13 sur le site Internet Pixabay. Si l’image vous intéresse, vous pouvez faire un don sur le site avant de la télécharger )