Journée internationale des nuages : entre poésie et science, le ciel se dévoile

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Ce samedi 29 mars, la Journée internationale des nuages invite à porter un regard nouveau sur ces formations célestes. Lancée par l’écrivain Mathieu Simonet, cette initiative mêle poésie et science pour sensibiliser à leur protection et envisager leur inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. Alors qu’une éclipse solaire est attendue aujourd’hui, leur présence pourrait bien brouiller les cartes. L’occasion est parfaite pour explorer quelques interrogations simples, mais captivantes : qu’est-ce qui compose un nuage, pourquoi reste-t-il en suspension, et d’où tient-il ses couleurs ? Levons les yeux et laissons-nous guider par ces géants du ciel. Pour terminer le petit tour du BeMac de ce jour de l’éclipse, nous fêtons aussi les Gwladys.
Une personne étendue sur l’herbe regardant les nuages  (Crédit : Alex.I Grok)
Une personne étendue sur l’herbe regardant les nuages (Crédit : Alex.I Grok)

Pourquoi une Journée internationale des nuages ?


En 2021, l’écrivain Mathieu Simonet a donné vie à la Journée internationale des nuages, fixée au 29 mars. À cette occasion, il invite chacun à prendre un moment pour s’étendre sur l’herbe, lever les yeux vers le ciel et noter ce que les formes des nuages inspirent. Ce projet porte en lui une ambition plus vaste, un peu plus politique. Mathieu Simonet cherche à ouvrir les yeux sur quelque chose qu’on oublie souvent : les nuages n’ont pas de véritable statut juridique. Ils sont là, offerts à tous, mais sans règles claires pour les encadrer. Pour lui, prendre le temps de les observer, c’est aussi s’interroger sur ce qu’ils représentent dans nos vies et sur l’urgence de veiller sur eux. S’allonger dans l’herbe, laisser son regard se perdre dans leurs contours, ce n’est plus seulement une parenthèse douce : c’est une invitation subtile à revoir notre lien avec ce ciel qu’on croit connaître.

Peut-on contrôler la pluie ? C’est la question que se posaient chaque année Mathieu Simonet et son amoureux Benoît, organisateur d’un festival de musique en plein air. La veille de l’ouverture, ils scrutaient la météo dans l’espoir d’y voir annoncé un ciel sans nuages. C’est aussi la question sur laquelle travaillent des scientifiques depuis des décennies. De nombreux pays tentent aujourd’hui d’ensemencer les nuages pour les maîtriser, faire tomber la pluie ou éviter la grêle, créer une arme de guerre ou obtenir un ciel bleu. Ces recherches ont des conséquences géopolitiques, sanitaires et environnementales. Et suscitent une interrogation fondamentale : à qui appartiennent les nuages ?
La fin des nuages de Mathieu Simonet

Qu’est-ce qui se cache derrière un nuage ?


Lorsqu’on observe un nuage, on pense souvent à ces formes aériennes qui évoquent des silhouettes familières. Mais qu’est-ce qui les constitue vraiment ? En réalité, il s’agit d’une concentration d’eau sous forme de gouttelettes ou de cristaux de glace, suspendus dans l’atmosphère. Ces particules se forment dans la troposphère, cette couche proche de la Terre qui s’élève jusqu’à une dizaine de kilomètres – un peu plus près de l’équateur, un peu moins vers les pôles. Ces gouttelettes naissent quand la vapeur d’eau, invisible à l’œil nu, se condense autour de poussières ou de grains de pollen. Alors, la prochaine fois que vous verrez un gros cumulonimbus, dites-vous que c’est une armée de gouttes microscopiques qui s’est donné rendez-vous dans le ciel !

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Un nuage, ça pèse combien sur la balance ?


Là, on entre dans le genre de question qui peut vous faire hausser un sourcil. Parce que oui, ces trucs qui semblent si légers, presque irréels, ont un poids, et pas des moindres ! Tenez-vous bien : un nuage moyen, disons un cumulus bien joufflu qu’on voit par une belle journée, peut peser plusieurs centaines de tonnes. On parle parfois de 500 tonnes pour un seul, soit l’équivalent d’une centaine d’éléphants empilés ! Ça dépend évidemment de sa taille et de la quantité d’eau qu’il trimballe. Les scientifiques estiment cela en calculant la densité des gouttelettes dans un volume donné, rien de bien sorcier, mais ça donne une idée. Alors, quand vous levez les yeux vers ces mastodontes cotonneux, imaginez un peu la masse qui plane au-dessus de vous. Impressionnant, non ? Et pourtant, ils ne nous tombent pas sur le coin de la figure, ce qui nous amène à la suite…

Pourquoi ils ne s’écrasent pas par terre ?


C’est vrai, ça : si un nuage pèse aussi lourd qu’un troupeau d’éléphants, pourquoi est-ce qu’il ne dégringole pas direct sur nos têtes ? La réponse tient dans un mélange de physique toute bête et de magie de la nature. Ces gouttelettes ou cristaux dont on parlait, ils sont tellement petits – souvent moins d’un centième de millimètre – que les courants d’air ascendants dans l’atmosphère suffisent à les tenir en l’air. C’est un peu comme si vous lanciez des plumes dans un ventilateur : elles flottent, portées par le souffle. Tant que l’air chaud monte et que les particules restent légères, le nuage joue les équilibristes. Mais attention, dès que les gouttes grossissent trop, genre en se collant les unes aux autres, elles deviennent trop lourdes et là c’est la pluie. Donc, en gros, ils ne tombent pas parce que tout est une question d’équilibre… Jusqu’à ce que ça ne le soit plus !

D’où viennent ces couleurs dans le ciel ?


Vous avez déjà remarqué, certains jours, des nuages d’un blanc éclatant qui donnent presque envie de plisser les yeux, et d’autres fois, des masses grises ou carrément noires qui annoncent l’orage ? C’est une histoire de lumière et d’épaisseur. Quand le soleil tape sur un nuage fin, ses rayons passent à travers les gouttelettes et se dispersent dans toutes les directions – un phénomène qui donne cette teinte blanche immaculée, un peu comme la couleur de la neige. Mais quand il s’épaissit, qu’il devient plus dense, la lumière a du mal à le traverser. Elle se fait bloquer, absorber, et ça tire vers le gris. Et pour les gros nuages bien noirs, ceux qui vous font sortir le parapluie, c’est juste qu’ils sont tellement chargés en eau que presque plus rien ne passe. Ces variations colorées sont donc une fenêtre sur leur composition et leur humeur. Alors, la prochaine fois que vous verrez un ciel tout sombre, dites-vous que c’est juste un nuage qui fait son gros dur en bloquant le soleil !

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Pourquoi certains apportent la pluie et d’autres pas ?


Reste une interrogation qui revient souvent face à un ciel incertain : pourquoi certains nuages déversent de l’eau quand d’autres se contentent de passer sans un mot ? Cela dépend des conditions à l’intérieur. Pour qu’il pleuve, les gouttelettes doivent s’alourdir en se combinant, un processus favorisé par une forte humidité et des courants ascendants vigoureux. Dans un cumulus modeste, ces éléments manquent parfois d’intensité, et il reste inoffensif. À l’inverse, un cumulonimbus, avec sa hauteur imposante et son agitation interne, voit ses particules grossir jusqu’à céder sous leur poids, provoquant averses ou même grêle si les températures chutent en altitude. La pluie est ainsi le signe d’une transformation qui dépasse les capacités de flottaison du nuage.

Un ciel dégagé pour l’éclipse ? L’espoir est permis


En ce 29 mars 2025, alors que la Journée internationale des nuages nous invite à les célébrer, une éclipse solaire vient ajouter une note particulière à la journée. On espère que ces formations, si fascinantes soient-elles, ne viendront pas masquer cet événement rare. Mathieu Simonet, à l’origine de cette initiative, souhaite encourager une contemplation mêlée de réflexion sur leur rôle et leur préservation. Mais il faut l’avouer : un horizon clair aujourd’hui serait idéal pour profiter pleinement du spectacle céleste. Entre l’appel à admirer les nuages et l’attente de l’éclipse, cette journée promet d’être riche en émotions. Et si vous preniez un instant pour observer le ciel ? Peut-être y trouverez-vous une histoire à déchiffrer.

( Temps de lecture : 6 minutes. L’illustration de notre article provient de notre stagiaire Alex.I Grok avec une image prise en extérieur, avec un mélange de nuages variés : des cumulus blancs et légers contrastant avec un cumulonimbus plus sombre et imposant à l’horizon. )
 
chabot thierry
chabot thierry
Passionné d'informatique depuis ses débuts sur PC-1512, Thierry est l'expert référent de TheSiteOueb pour les thématiques liées au Web, aux OS et à la sécurité informatique. Acteur engagé de l'entraide communautaire sous le pseudonyme Cthierry, il met son expertise technique au service des utilisateurs pour décrypter l'actualité numérique et résoudre leurs problématiques quotidiennes.

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