C’est la Journée de la raclette ! fêtez-la comme un vrai Savoyard
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Rubrique Tendances & Actus
C’est la Journée internationale de la raclette ! En plein décembre, et à quelques jours des fêtes de fin d’année, ce n’est pas qu’un simple plat, c’est l’excuse parfaite pour se rassembler, partager et oublier le froid. Préparez l’appareil, faites couler le fromage : on vous donne tous les secrets pour une soirée mémorable. Mais, saviez-vous que derrière ce succès mondial, qui s’invite même sur nos tables de Réveillon, se cache une histoire bien plus fascinante ? Pour terminer le petit tour du BeMac de ce treizième jour de décembre, nous fêtons aussi les Lucie.
Journée internationale de la raclette ce samedi
Ce samedi 13 décembre, la raclette, ce plat convivial qui réchauffe les cœurs et les estomacs des gourmands en hiver, est à l’honneur dans le monde entier ou presque. Originaire des montagnes suisses, elle s’est imposée comme une icône culinaire, notamment en France, où elle est devenue un incontournable de nos tables, à tel point que certains en font le plat principal du réveillon de Noël. Mais au-delà de son succès contemporain, ce mets traditionnel recèle une histoire riche qui mérite d’être explorée.
La raclette puise ses racines dans les alpages de Suisse, où les bergers utilisaient les ressources locales pour se nourrir lors de leurs longues journées en altitude. Le fromage à raclette, chauffé près du feu et raclé sur du pain ou des pommes de terre, constituait un repas simple, mais nourrissant. Ce mode de préparation a traversé les siècles, s’étendant peu à peu aux régions voisines de la France et de l’Italie, où il s’est adapté aux produits et aux traditions locales.
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Mais, pourquoi la raclette s’appelle raclette ?
Le terme « raclette » découle directement de l’action essentielle qui la caractérise : racler le fromage fondu. Ce mot, issu du verbe « racler », illustre le geste ancestral qui consistait à faire fondre une demi-meule à proximité d’un feu avant d’en prélever délicatement la surface fondue. Cette simplicité gestuelle, tout comme la richesse des saveurs qu’elle offre, contribue à l’identité intemporelle de ce plat.
Dérivé du verbe « racler », le nom de la raclette fait référence au mode de préparation traditionnel, car l’on raclait le fromage fondu directement sur la meule, initialement appelée « fromage rôti ». L’on raconte que c’est un poète du nom de Perollaz qui la baptisa ainsi durant l’exposition Cantonale Valaisanne de 1909.
Ville de Massy
Quels pays mangent de la raclette ?
Bien que profondément enracinée dans son berceau alpin (la Suisse, puis la France voisine), la raclette a réussi l’exploit de traverser les frontières pour conquérir de nombreux foyers dans le monde entier.
En France : le phénomène de masse
Si elle est parfois perçue comme un plat purement savoyard, la France a été son tremplin vers le succès contemporain. La raclette y a véritablement explosé à partir des années 1970, notamment grâce à la démocratisation des appareils électriques individuels. Ce plat est désormais un incontournable rituel hivernal, symbolisant la convivialité et le retour au foyer.
L’empreinte européenne : au-delà des Alpes
Le charme rustique et réconfortant de la raclette a rapidement séduit d’autres nations européennes. Elle est largement et régulièrement consommée en Allemagne (où elle est souvent un plat populaire pour le Nouvel An) et aux Pays-Bas, adoptant parfois des accompagnements locaux. Sa facilité de préparation et l’aspect ludique de l’appareil séduisent les tables du nord et de l’est de l’Europe.
Le symbole de la convivialité à l’international
L’influence de la raclette ne s’arrête pas au continent. Dans des pays lointains, elle est souvent perçue comme un véritable symbole de la convivialité à la française ou suisse. Que ce soit au Canada (particulièrement au Québec), au Japon ou dans certaines grandes villes des États-Unis, la raclette est un mets que l’on s’offre pour une expérience culinaire festive et réchauffante, soulignant son statut de plat d’échange et de partage universel.
Décembre : le mois de la raclette
S’il existe une journée internationale dédiée à la raclette, le mois de décembre semble tout indiqué. Au début de l’hiver, cette spécialité s’invite naturellement sur les tables, réchauffant les convives lors des soirées enneigées. Pour beaucoup, elle est aussi indissociable des fêtes de fin d’année, un moment propice à se retrouver autour d’un plat généreux et participatif. Mais rien ne vous empêche d’en manger tous les autres mois de l’année, qui d’entre nous n’a pas fait une raclette à la fin de l’été ou un soir de mois de mai un peu frileux.
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Le cœur fondant : quel fromage choisir pour la raclette ?
Le choix du fromage est l’étape cruciale pour garantir la réussite de votre soirée raclette. Il ne s’agit pas seulement de goût, mais avant tout de texture : le fromage doit être à pâte pressée non cuite pour fondre de manière onctueuse et homogène, sans jamais devenir trop huileux.
Le classique incontournable : le fromage à raclette AOP
Traditionnellement, le choix se porte sur le fromage spécifiquement nommé "Raclette" (qu’il soit d’origine Suisse ou Savoie française). C’est l’étalon-or pour une expérience que l’on qualifie d’authentique. Ce fromage est caractérisé par sa croûte lavée et une texture souple. En bouche, il offre un goût délicatement fruité et parfois légèrement salé, parfaitement équilibré pour accompagner les pommes de terre et la charcuterie sans écraser les autres saveurs.
Varier les plaisirs : les alternatives audacieuses
Pour les tables désirant offrir un plateau diversifié ou pour les amateurs de nouveauté, de nombreuses alternatives permettent de personnaliser l’expérience :
Le Morbier : Il apporte une note crémeuse et douce, avec un léger goût de noisette. Sa fine raie de cendre en fait une option esthétique et délicate.
Les Tommes : Qu’elles soient de Savoie ou d’ailleurs, elles sont souvent plus rustiques et fermes, offrant un goût de terroir plus prononcé.
Les Fromages Bleus : Si vous aimez les sensations fortes, des fromages comme la Fourme d’Ambert apportent un contraste puissant et piquant, idéal avec une touche de miel.
Le Chèvre : Pour une note plus légère et acidulée, certains fromages de chèvre peuvent être utilisés, s’associant à merveille avec le jambon cru ou une salade.
L’Essentiel à Retenir : L’audace est permise, mais la qualité et la capacité de fonte restent primordiales. La diversité des fromages sur votre table rendra votre soirée raclette encore plus interactive et mémorable.
Les 5 erreurs à éviter pour une raclette parfaite
Si la raclette est simple dans son concept, certains pièges peuvent gâcher l‘expérience. Voici les erreurs les plus courantes commises par les amateurs, et comment les éviter pour vous assurer une soirée mémorable :
- Négliger la température du fromage : Le fromage ne doit jamais être fondu juste après être sorti du réfrigérateur. Laissez-le une heure à température ambiante avant de commencer. Cela garantit une fonte plus rapide, plus homogène et un maximum de saveurs.
- Oublier la diversité des accompagnements : Se limiter aux pommes de terre, jambon blanc et cornichons est un manque. Les vrais connaisseurs ajoutent des légumes marinés, des charcuteries aux goûts variés (viande des Grisons, coppa) ou des alternatives audacieuses (champignons, fruits secs).
- Servir un mauvais vin : L‘accord est essentiel. Évitez les vins trop légers ou trop lourds. La règle d‘or ? Un vin blanc sec et fruité qui casse le gras du fromage, comme un vin de Savoie (Apremont, Chignin) ou un Riesling d‘Alsace.
- Manger trop vite : La raclette est avant tout un rituel lent et convivial. Manger trop rapidement mène à l‘indigestion et au fameux coup de barre post-raclette. Prenez votre temps entre chaque fournée et profitez de l‘échange.
- Ne pas prendre soin de l‘appareil : Utiliser des fourchettes ou des ustensiles métalliques sur le revêtement anti-adhésif des poêlons est un crime de lèse-raclette ! Privilégiez les spatules en bois ou en plastique pour préserver la durée de vie de votre machine.
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Qu’est-ce qu’il ne faut pas oublier pour une soirée raclette ?
Si le fromage est la star incontestée, plusieurs éléments sont indispensables pour une raclette réussie. Les pommes de terre, souvent de variété ferme comme la Charlotte ou la Ratte, constituent l’accompagnement classique. Leur texture se marie à merveille avec le fromage fondu. Les charcuteries, jambon cru, rosette, viande des Grisons, apportent une note salée et savoureuse, tandis que des légumes comme des cornichons ou des petits oignons confits viennent équilibrer l’ensemble avec une touche d’acidité.
N’oublions pas les boissons : un vin blanc sec, tel qu’un Apremont ou un Fendant suisse, sublime les arômes du fromage tout en allégeant le repas. Enfin, l’élément le plus important, bien que souvent implicite : la convivialité. Une raclette réussie, c’est avant tout un moment partagé avec ses proches, autour d’un appareil qui invite à la discussion et à la complicité.
Alors, que l’on soit en Suisse, en France ou ailleurs, ce samedi 13 décembre est l’occasion parfaite pour savourer un moment chaleureux autour de ce mets emblématique.
Bonne raclette party !
( L’illustration de notre article provient de D-Vu sur le site Internet Pixabay. Si l’image vous intéresse, vous pouvez faire un don sur le site avant de la télécharger )