Journée mondiale de la citrouille : ce que vous ignorez sur le légume star de l’automne

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Aujourd’hui, nous prenons le temps de célébrer la Journée mondiale de la citrouille. Un événement qui tombe à pic, pile au moment où cette grande dame ronde et orange s’installe partout, de nos assiettes à nos fenêtres. Si on l’associe d’emblée à Halloween, son histoire et sa symbolique sont bien plus profondes. Origine mystérieuse, légendes anciennes, et même un petit risque de santé si l’on n’y prend pas garde : partons à la découverte de ce fruit de l’automne qui n’a pas fini de nous étonner. Pour terminer le petit tour du Bemac de ce jour de ce jour de repos avec une heure de sommeil en plus, nous fêtons aussi les Dimitri.
Des citrouilles Jack-o’-lantern pour Halloween (Crédit : Alex.I Gemini)
Des citrouilles Jack-o’-lantern pour Halloween (Crédit : Alex.I Gemini)

Pourquoi une Journée mondiale de la citrouille ?


Vous l’avez sans doute remarqué, le calendrier déborde d’événements plus ou moins officiels, et notre amie la cucurbitacée a le droit, elle aussi, à son moment de gloire. Il faut dire que si le terme « Journée mondiale » donne un côté très solennel, il n’existe pas de date unique reconnue partout sur la planète. En réalité, ce sont souvent des initiatives locales qui animent cette célébration, surtout à l’approche de la Toussaint et d’Halloween. Par exemple, aux États-Unis, on parle plutôt de la « Journée nationale de la citrouille » qui est traditionnellement fêtée le 26 octobre, soit ce dimanche.

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Ces célébrations, qu’elles soient nationales, régionales, ou même juste populaires, ont toutes le même objectif : mettre à l’honneur ce légume fruit emblématique de la saison. C’est l’occasion d’organiser des concours de la plus grosse citrouille, des ateliers de sculpture, ou tout simplement de se retrouver autour de recettes réconfortantes à base de cette chair si douce. C’est essentiellement une belle façon d’honorer l’abondance et la transition vers l’hiver.

La citrouille : cette curieuse plante originaire d’Amérique du Nord


C’est une question qu’on ne se pose pas généralement en la voyant dans nos champs, mais figurez-vous que cette plante n’est pas native du Vieux Continent. Non, la citrouille, et plus largement la plupart de ses cousines comme le potimarron, a beaucoup voyagé. Son pays d’origine est l’Amérique du Nord, et plus précisément la région qui s’étend du nord-est du Mexique jusqu’au sud des États-Unis. D’ailleurs, les archéologues ont trouvé des traces qui montrent que les citrouilles étaient déjà cultivées il y a plusieurs milliers d’années par les peuples autochtones. Pour eux, ce n’était pas seulement une source de nourriture, mais aussi une plante très utile dont ils se servaient comme ustensile ou même pour stocker de l’eau une fois la coque séchée. Elle est arrivée en Europe au XVIe siècle, après les grandes explorations, et c’est là qu’elle a commencé son essor pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui : une star internationale.

La citrouille est-elle un fruit ou un légume ?


C’est une question qui revient sans cesse quand on parle de ce fruit emblématique, et la réponse n’est pas si simple : la citrouille, est-ce un fruit ou un légume, finalement ? Pour trancher, il faut juste savoir de quel point de vue on se place. Si on interroge un botaniste, il n’hésitera pas une seule seconde : c’est un fruit. On le classe ainsi parce qu’il se forme à partir de la fleur et surtout, il contient les graines. Il partage donc cette même classification avec ses cousins, mais aussi avec d’autres aliments que l’on range pourtant dans la catégorie des légumes comme la courgette ou la tomate.

Mais si on l’aborde sous l’angle de la cuisine, l’histoire est tout autre. Dans nos assiettes, on l’utilise quasiment toujours dans des préparations salées, que ce soit en soupe ou en gratin. C’est cet usage qui fait qu’elle est universellement reconnue comme un légume d’automne par les chefs et les consommateurs. Il faut donc retenir qu’elle porte cette double casquette : techniquement, c’est un fruit, mais dans notre langage quotidien et nos recettes, elle est sans conteste un légume.

Quand faut-il ne pas la consommer du tout en cuisine ?


C’est un ingrédient merveilleux, on ne va pas se le cacher. Que ce soit en velouté pour se réchauffer ou en tarte pour le dessert, la citrouille est délicieuse. Mais, il faut être vigilant. Il existe un moment précis où il est formellement déconseillé d’en manger, ou plus exactement, il faut s’arrêter dès le premier signal d’alerte. Le risque, c’est de tomber sur une courge dite « amère ». Cette amertume est due à la présence de substances toxiques appelées cucurbitacines. La citrouille, comme ses cousines, peut en contenir, et dans certains cas, ces substances n’ont pas été éliminées par la sélection naturelle ou peuvent apparaître à cause d’un croisement malheureux au potager.

C’est très important, car les cucurbitacines, même à petite dose, sont responsables d’intoxications alimentaires qui peuvent être sérieuses : elles provoquent des troubles digestifs violents, tels que des vomissements, des diarrhées, et même des irritations sévères. Le conseil est très simple, mais vital : si jamais vous goûtez un morceau de citrouille crue ou cuite et qu’elle a un goût franchement amer ou piquant, ne la consommez surtout pas, même cuite ! Même si c’est la chair que vous aviez l’intention d’utiliser pour un bon plat d’automne. Il faut tout jeter. C’est une question de sécurité avant tout.

C’est le cas également de certaines courges alimentaires cultivées dans le potager familial, qui deviennent impropres à la consommation à la suite d’hybridations sauvages. Ce phénomène se produit lorsque cohabitent des variétés amères et des variétés comestibles, dans un même potager ou dans des potagers voisins, et que les graines sont récoltées et semées d’année en année.
Anses

Jack-o’-lantern : une lanterne pour guider les âmes errantes


On l’a dit, la citrouille est davantage devenue l’emblème incontournable de la fête d’Halloween, on ne peut pas l’imaginer sans elle ! La tradition qui consiste à la creuser, à lui sculpter un visage souvent grimaçant et à y placer une bougie, a une histoire fascinante. Elle tire ses racines d’une vieille légende irlandaise, bien avant qu’elle ne traverse l’Atlantique. L’histoire raconte la mésaventure de Jack-o’-lantern, un ivrogne un peu filou qui, après sa mort, s’est vu refuser l’entrée du Paradis à cause de sa mauvaise vie, et celle de l’Enfer parce qu’il avait réussi à piéger le Diable.

Condamné à errer éternellement dans le noir entre les deux mondes, il demanda un peu de lumière. Le Diable lui jeta alors une braise ardente qu’il dut placer dans un navet creusé pour qu'elle ne s'éteigne pas, et s’en servir de lanterne pour guider ses pas. C’est donc ce navet, remplacé par la citrouille en Amérique, beaucoup plus facile à sculpter, qui est devenu la fameuse « Jack-o’-lantern ». La bougie, c’est tout simplement cette braise symbolique, la petite lumière dans l’obscurité qui rappelle l’âme errante.

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La symbolique de la citrouille


Du coup, qu’est-ce que représente exactement cette cucurbitacée transformée en lanterne dans le contexte d’Halloween ? Son rôle est double, à la fois protecteur et commémoratif. Elle est, d’une part, un puissant symbole de protection : on plaçait autrefois les lanternes sur le pas de la porte ou aux fenêtres pour éloigner les mauvais esprits et les créatures maléfiques qui étaient censées circuler la nuit du 31 octobre, moment où la frontière entre le monde des vivants et celui des morts s’amincissait selon la tradition celte de Samain.

Mais, elle est également un hommage. En représentant cette petite lumière, elle aide aussi à guider les âmes des défunts qui, ce soir-là, étaient invitées à rendre visite à leur famille. Elle matérialise donc cette idée de transition, de passage, entre la fin de l’année agricole et le début de l’hiver, mais aussi, plus symboliquement, entre la vie et la mort. Finalement, quand on la sculpte, on ne fait pas juste de la décoration : on perpétue un rituel très ancien.

Une icône de l’automne, prête pour l’Halloween


De ses origines lointaines en Amérique du Nord à sa consécration comme star de la fête, la citrouille est bien plus qu’un simple symbole éphémère. Elle incarne la générosité de l’automne et porte en elle une histoire riche, celle de la légende de Jack-o’-lantern qui lui a donné son visage grimaçant et sa flamme protectrice. Que vous la considériez comme un fruit selon les botanistes, ou comme un légume indispensable à nos soupes réconfortantes, elle a su trouver sa place, de la décoration saisonnière à la gastronomie.

Alors que la Journée mondiale de la citrouille marque le début des festivités, c’est désormais vendredi prochain que les enfants sonneront aux portes. C’est le moment de la préparer : pour la fête, en la sculptant pour qu’elle écarte les mauvais esprits, mais aussi en cuisine, en veillant toujours à éviter cette fameuse amertume qui pourrait gâcher le plaisir. En somme, la citrouille nous rappelle que l’automne est une saison de transition, de mystère, et surtout, de gourmandise.
 
Thierry Chabot
Thierry Chabot
Passionné d'informatique depuis ses débuts sur PC-1512, Thierry est l'expert référent de TheSiteOueb pour les thématiques liées au Web, aux OS et à la sécurité informatique. Acteur engagé de l'entraide communautaire sous le pseudonyme Cthierry, il met son expertise technique au service des utilisateurs pour décrypter l'actualité numérique et résoudre leurs problématiques quotidiennes.
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