Suivez en direct la première sortie dans l’espace de l’astronaute française Sophie Adenot
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Rubrique Tendances & Actus
Ce mardi 18 août 2026, Sophie Adenot devient la toute première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire depuis l’ISS. Aux côtés de l’Américain Anil Menon, elle doit remplacer une antenne de communication. Elle se retrouvera dans le vide spatiale pendant près de six heures et demie. Horaires précis en heure française, flux en direct de l’ESA et de la NASA, détails de la mission : voici tout ce qu’il faut savoir pour ne rien rater de ce moment d’histoire spatiale.
Une journée gravée dans l’histoire spatiale française
Ce mardi 18 août 2026 ne ressemble pas aux autres journées dans le calendrier des passionnés de technologie. L’événement se passe à 400 kilomètres au-dessus de nos têtes, là où la Station spatiale internationale tourne à près de 28 000 km/h. L’astronaute de l’Agence spatiale européenne, Sophie Adenot, s’apprête à marquer l’histoire de l’astronautique tricolore. Actuellement en pleine mission εpsilon, la Française va ouvrir le sas de la station pour s’aventurer directement dans le vide. C’est un moment fondateur pour le spatial français, car elle devient la toute première femme du pays à réaliser une telle prouesse technique, souvent considérée comme le graal absolu pour un membre d’équipage.
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Pour replacer les choses dans leur contexte, il faut se souvenir que les sorties extravéhiculaires restent des opérations exceptionnelles et très exigeantes. À l’échelle de notre continent, l’astronaute française se classe désormais comme la seconde Européenne à poser ses pieds dehors, juste après l’Italienne Samantha Cristoforetti qui avait accompli le même exploit deux ans plus tôt. C’est dire à quel point le club des marcheurs spatiaux reste très fermé. Sophie Adenot s’inscrit directement dans la lignée des pionniers français tout en brisant un plafond de verre qui durait depuis plusieurs décennies.
À observer aussi dans le ciel d’août 2026 !
Cet été 2026 s’avère décidément exceptionnel pour les amoureux de la voûte céleste. Quelques jours seulement après la très spectaculaire éclipse solaire du 12 août dernier, le spectacle continue la nuit venue. Bien que le pic d’activité soit désormais passé, la célèbre pluie d’étoiles filantes des Perséides reste active en cette mi-août. Si vous souhaitez profiter des dernières belles nuits d’été pour lever les yeux vers le ciel, découvrez nos conseils pour savoir à quelle heure et comment observer la plus belle pluie d’étoiles filantes, même durant sa phase descendante.
Avant d’en arriver là, le parcours de la Française est déjà impressionnant. Arrivée à bord du complexe orbital le 13 février dernier via la capsule Crew Dragon de SpaceX, la pilote d’hélicoptère de formation est la deuxième Tricolore à séjourner dans l’espace après Claudie Haigneré. Cette dernière avait effectué deux vols mémorables en 1996 et 2001, mais n’avait jamais eu l’occasion de sortir du module de vie. Seuls quatre hommes ont franchi le sas avant elle : Jean-Loup Chrétien à la fin des années 80, Jean-Pierre Haigneré, Philippe Perrin au début des années 2000 et plus récemment Thomas Pesquet. La voici désormais propulsée au premier plan pour continuer cette belle aventure humaine.
Sa mission du jour n’a d’ailleurs rien d’une promenade de santé improvisée. Elle va faire équipe avec le spationaute américain Anil Menon pour mener à bien un chantier d’envergure sur la structure extérieure de la station. Leur objectif principal est de remplacer une grosse antenne de communication devenue obsolète. Sans ce matériel, les flux de données entre l’orbite et le centre de contrôle au sol risquent de subir des ralentissements majeurs. Bref, une intervention technique sous haute tension que les passionnés d’espace vont pouvoir suivre minute par minute depuis leur canapé.
Sortie spatiale de Sophie Adenot : le programme en heure française
Pour être certain de ne rien louper de la retransmission, il convient de régler son alarme de Smartphone au bon moment. La prise d’antenne par les différentes agences spatiales est programmée dès 13 h 00, heure de Paris. À ce moment-là, les équipes au sol et les spécialistes en plateau commenceront les explications contextuelles pour présenter l’équipement et la procédure. Cela permet de bien comprendre l’organisation complexe de ces chantiers qui se préparent en réalité depuis de très longs mois sur Terre, notamment dans des bassins d’entraînement géants.
Une sortie extravéhiculaire ne se réalise jamais seule. Sur le papier, nous sommes deux dans le vide spatial, mais en réalité, ce sont des centaines d’ingénieurs et d’entraîneurs qui poussent derrière nous. Chaque geste est répété des dizaines de fois en piscine pour devenir un réflexe en orbite.
Sophie Adenot, astronaute de l’ESA
Le grand moment de bascule arrivera un peu plus tard dans l’après-midi. L’ouverture effective du sas Quest et le passage réel dans le vide spatial sont prévus aux alentours de 14 h 35. C’est à cet instant précis que la mission bascule officiellement en sortie extravéhiculaire pour les deux membres de l’équipage. À partir du moment où ils passent en alimentation autonome sur leurs paires de scaphandres, le décompte est lancé pour une durée estimée à environ 6 h 30 de travail intensif en apesanteur.
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Cependant, comme c’est souvent le cas quand on parle de logistique spatiale, la prudence reste de mise sur le respect des minutes exactes. La préparation des combinaisons pressurisées, les phases de respiration d’oxygène pur pour éviter la décompression et la vérification de l’étanchéité des fermetures réservent parfois des imprévus. De légers décalages de quelques dizaines de minutes peuvent très bien survenir en début de parcours. Mieux vaut donc garder un œil sur le direct dès le début de l’après-midi pour suivre l’évolution de l’opération sans risquer de rater les premières images d’extraction.
Si tout se déroule comme prévu dans le planning initial, le travail d’assemblage et de démontage devrait se terminer aux alentours de 21 h 00. Les deux astronautes réintégreront alors le sas de sécurité avant de refermer la porte blindée pour entamer la phase de recompression. Ce sera la fin d’une journée particulièrement éprouvante physiquement pour l’équipage, mais aussi le début d’un grand soulagement pour les ingénieurs restés au sol à Houston et Munich.
Où suivre la retransmission en direct vidéo ?
Pour observer chaque geste technique de l’astronaute française, plusieurs flux vidéo gratuits sont mis à disposition des internautes. Le choix le plus adapté pour le public francophone reste sans aucun doute le dispositif mis en place par l’Agence spatiale européenne. L’ESA propose en effet une retransmission complète via son site web officiel ESA WebTV ainsi que sur sa chaîne YouTube. L’intérêt majeur de cette option réside dans la présence de commentateurs francophones qui traduisent en temps réel les échanges radio techniques parfois ardus entre la station et les ingénieurs de piste.
Ceux qui préfèrent vivre l’expérience avec la réalisation originale américaine peuvent se tourner directement vers les canaux de la NASA. L’agence américaine diffuse l’intégralité du direct sur sa propre chaîne YouTube, mais également sur sa plateforme de streaming gratuite NASA+. Pour toucher un public plus large, la couverture est également accessible sur leurs réseaux sociaux officiels comme X, ainsi que sur certaines applications de streaming partenaire telles qu’Amazon Prime Video ou Discovery+. L’ambiance y est très professionnelle, au rythme du parler technique des contrôleurs de mission américains.
Enfin, pour capter les coulisses et obtenir des informations de dernière minute, les réseaux sociaux restent vos meilleurs alliés. Pensez à jeter un coup d’œil régulier aux comptes officiels sur X et Instagram, notamment celui de Sophie Adenot (@Soph_astro) ainsi que les canaux institutionnels de l’ESA et de la NASA. C’est souvent là que sont publiées les plus belles photographies haute définition et les extraits vidéo les plus impressionnants quelques minutes seulement après leur capture depuis l’espace.
Les défis techniques de cette opération en orbite
Au-delà de l’aspect purement symbolique, cette mission baptisée U.S. Spacewalk 97 répond à une urgence technique très concrète pour la vie de la station. L’objectif principal consiste à remplacer une ancienne antenne de communication Space-to-Ground, plus connue sous le sigle SGANT. Cet équipement massif, posé sur la structure métallique centrale appelée la poutre Z1, accuse le poids des années et doit laisser sa place à un modèle de rechange tout neuf qui patientait jusqu’ici sur une plateforme de stockage externe.
Le rôle de cette antenne est vital pour le bon fonctionnement de tout le complexe scientifique. C’est elle qui permet les transmissions de données à haut débit, le transfert des résultats des expériences menées à bord et la continuité des liaisons vocales entre les membres d’équipage et le centre de contrôle de Houston. Une défaillance prolongée de cet outil paralyserait une grande partie des activités scientifiques programmées dans les laboratoires européens et américains. On comprend mieux la pression qui pèse sur les épaules des deux réparateurs en orbite.
Sur le terrain, la répartition des rôles a été soigneusement définie lors des séances de simulation sur Terre. Anil Menon occupe la fonction de premier marcheur, désigné sous le code EV1, reconnaissable à ses bandes rouges sur sa combinaison. De son côté, Sophie Adenot agit en tant que seconde intervenante, sous le code EV2, avec une combinaison totalement blanche. La logistique demande une coordination parfaite : l’Américain sera fixé par les pieds à l’extrémité du grand bras manipulatoire robotisé Canadarm2, pendant que la Française se déplacera le long des mains courantes pour assurer les fixations mécaniques.
Le maniement de ce bras mécanique géant sera quant à lui assuré depuis l’intérieur de la station par deux autres membres de l’équipage, Jessica Meir et Jack Hathaway. Pendant que leurs collègues aux commandes déplacent Anil Menon avec précaution autour de la structure, Sophie Adenot aura la lourde tâche de débrancher et rebrancher les connexions électriques délicates de la nouvelle antenne. La moindre erreur de manipulation avec des gants pressurisés très rigides peut transformer un simple boulon en un obstacle complexe.
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Un moment fort pour le spatial européen
Toutes ces étapes minutieuses représentent l’aboutissement de plusieurs années d’entraînement intensif au centre des astronautes de Cologne et dans la piscine géante du Neutral Buoyancy Lab à Houston. Pour la Française, il s’agit d’un test grandeur nature qui valide son excellente préparation physique et mentale. Manipuler des outils lourds tout en luttant contre la rigidité d’une combinaison sous pression pendant plus de six heures s’apparente à courir un marathon, le tout dans un environnement où la moindre faute d’attention peut s’avérer dangereuse.
Le travail dans le vide spatial est l’un des plus grands défis physiques et mentaux d’une mission. Vous êtes dans la combinaison, confronté à l’immensité du vide, mais avec un niveau de concentration tel que vous ne faites plus qu’un avec la tâche à accomplir.
Sophie Adenot, astronaute de l’ESA
L’aboutissement réussi de cette mission U.S. Spacewalk 97 viendra renforcer la présence et la crédibilité de la France et de l’Europe dans les futurs programmes d’exploration spatiale. Alors que la Station spatiale internationale entre dans sa dernière ligne droite opérationnelle avant son retrait futur, la formation de nouveaux profils capables de réaliser des interventions lourdes en orbite reste une priorité absolue pour préparer les projets vers la Lune et au-delà.
Il ne vous reste plus qu’à caler votre emploi du temps et préparer vos écrans pour le début de l’après-midi. Que vous soyez un passionné chevronné de technologies ou un simple curieux désireux d’observer des images impressionnantes, la retransmission promet un spectacle saisissant avec notre planète Bleue en toile de fond.
Installez-vous confortablement dès 13 h 00 pour encourager l’astronaute française et vivre ce grand moment en direct. C’est le genre d’événement rare qui rappelle à quel point la conquête spatiale reste une aventure humaine fascinante à suivre. Ne manquez pas ce grand pas pour la France spatiale !
(La photo de notre illustration a été publiée sur les réseaux sociaux par l’astronaute de l’ESA Sophie Adenot avec la légende suivante : Jour 41, orbite 6 h 39 - Technologie et nature, deux de mes passions, réunies en une seule image. Notre magnifique planète Terre, le Canadarm2 et les reflets du soleil sur les panneaux solaires de l’ISS. Quel spectacle ! Cette photo a été prise depuis la coupole, en regardant vers l’avant et tribord)
Ce qu’il faut retenir :
- Un événement historique : Ce mardi 18 août 2026, Sophie Adenot devient la première Française (et la deuxième femme européenne) à effectuer une sortie dans l’espace.
- Le rendez-vous en direct : Prise d’antenne dès 13 h 00 (heure de Paris) sur les chaînes de l’ESA et de la NASA. Le début de la sortie dans le vide spatial est prévu vers 14 h 35.
- Une mission technique cruciale : Aux côtés de l’Américain Anil Menon, elle va passer environ 6 h 30 dans le vide pour remplacer une antenne SGANT essentielle aux communications de l’ISS.
- Où regarder l’exploit : Le direct commenté en français est à suivre sur ESA WebTV, la chaîne YouTube de l’ESA, ainsi que sur le site du CNES.