Changement d'heure : on dort une heure en plus ou en moins ?
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Rubrique Tendances & Actus
C’est reparti pour un tour ! Dans la nuit du 29 au 30 mars 2025, on bascule à l’heure d’été. Mais au fait, ça veut dire quoi pour nous ? Une heure de sommeil en moins ou en plus ? Et surtout, des horloges à bidouiller et toujours la même question : « On avance ou on recule ? » Pas de panique, on fait le point pour que vous soyez prêts à affronter ce dimanche un peu décalé. Et tant qu’on y est, on se demande aussi si ce rituel a encore un sens aujourd’hui.
Cette nuit, on change d’heure, mais dans quel sens ?
Alors, voilà, le moment est venu. Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 mars 2025, on passe à l’heure d’été. Concrètement, ça signifie qu’à 2 heures du matin, hop, il sera directement 3 heures. Oui, vous avez bien lu : on perd une heure. Pas de grasse matinée prolongée cette fois-ci, désolé pour les amateurs de couette. C’est le genre de truc qui peut laisser un peu groggy au réveil, surtout si vous aviez prévu de profiter du week-end pour vous reposer. Mais bon, c’est comme ça, on avance les pendules et on fait avec. Si vous êtes du genre à tout programmer sur votre smartphone, pas de stress, il devrait s’en charger tout seul. Par contre, pour la vieille horloge du salon ou la montre de grand-papa, faudra mettre la main à la pâte.
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D’où vient cette manie de trifouiller nos horloges ?
Remontons un peu le temps… sans mauvais jeu de mots. Cette histoire d’heure d’été, elle a débarqué en France le 27 mars 1976. Pourquoi ? À cause du choc pétrolier de 1973-1974. L’idée, c’était de grappiller un peu d’énergie en profitant plus longtemps de la lumière du jour. Moins d’ampoules allumées le soir, moins de facture pour EDF. À l’époque, cela semblait malin comme tout. On s’est dit qu’en calant nos journées sur les heures où le soleil brille, on limiterait la consommation. Et ça a marché, un peu : des études en 1996 et 2006 ont montré qu’on économisait entre 0,7 et 1,2 térawattheures par an. Pas énorme, mais pas rien non plus. Depuis 1998, l’Europe entière s’est mise au diapason, avec ce passage à l’heure d’été le dernier dimanche de mars et le retour à l’heure d’hiver fin octobre. Une chorégraphie bien rodée, ou presque.
Une heure de sommeil en moins, mais pour quoi faire ?
Bon, soyons honnêtes, aujourd’hui, on se gratte un peu la tête. Est-ce que ça vaut encore le coup, ce bazar ? Parce que, franchement, perdre une heure de sommeil pour économiser trois ampoules, ça fait réfléchir. Les experts s’accordent à dire que les gains en énergie sont devenus riquiqui avec le temps. Les LED, les appareils basse consommation, tout ça a changé la donne. Sans parler du fait que nos vies ne tournent plus seulement autour de l’éclairage.
Certaines analyses, comme une étude de 2008 dans l’Indiana (États-Unis), ont même montré une augmentation de la consommation énergétique après l’adoption du changement d’heure, en raison d’une utilisation accrue de la climatisation en été et du chauffage le matin. D’autres montrent une baisse de la consommation d’électricité, mais elle reste assez faible, souvent inférieure à 1 %. En France, l’Ademe (Agence de la transition écologique) estimait en 2010 que le changement d’heure permettait d’économiser environ 440 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation en éclairage d’environ 800 000 ménages. Ça semble pas mal, mais comparé à la consommation totale d’électricité du pays, c’est une goutte d’eau.
En clair, ce qu’on gagne d’un côté, on le perd souvent de l’autre. On estime qu’il peut générer de petites économies dans certains contextes, principalement via une légère réduction de la consommation d’électricité, mais ces gains sont souvent surestimés et contrebalancés par d’autres coûts. Alors, pourquoi on continue ? Bonne question. Peut-être parce que c’est une habitude, un peu comme ces vieux pulls qu’on garde au fond du placard sans trop savoir pourquoi. Ou alors, c’est juste que personne n’a pris le temps de trancher une bonne fois pour toutes.
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La fin du changement d’heure, c’est pour quand ?
Et pourtant, on en a parlé de l’arrêter ! En mars 2019, le Parlement européen a même voté pour mettre fin à ce va-et-vient horaire. L’idée, c’était de dire stop dès 2021, chacun choisissant s’il préférait rester à l’heure d’été ou d’hiver pour de bon. Sauf que, patatras, la pandémie de Covid-19 est passée par là. Entre les masques, les vaccins et le télétravail, le sujet est tombé dans les oubliettes. Depuis, plus rien. Le texte dort quelque part dans un tiroir bruxellois, et personne ne semble pressé de le dépoussiérer. Résultat : en 2025, on est toujours là, à avancer nos montres comme si de rien n’était. 2026 ? 2030 ? Allez savoir. Pour l’instant, on prend notre mal en patience et on se console en se disant que ça fait une anecdote à raconter.
Ce week-end, on fait quoi avec nos pendules ?
Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos horloges. Cette nuit, donc, on avance d’une heure. Si vous êtes du genre distrait, pas de panique, ça se fait tout seul sur la plupart des gadgets connectés. Votre téléphone, votre ordi, même votre micro-ondes dernier cri, ils sont briefés. Mais pour le reste, faudra se retrousser les manches. La pendule du couloir qui fait tic-tac depuis des lustres ? À vous de jouer. La montre fétiche qui traîne sur la table de nuit ? Pareil. Et si vous oubliez, bah, vous risquez juste d’arriver une heure en retard au brunch du dimanche. Ce serait dommage, non ? Allez, courage, c’est l’affaire de quelques minutes, et après, on passe à autre chose.
( Temps de lecture : 5 minutes. L’illustration de notre article provient de notre stagiaire Alex.I Grok avec un réveil matin heure d’hiver et heure d’été. )