La Journée internationale des banques 2025 : quand la finance se met au vert

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Ce jeudi, le monde célèbre la Journée internationale des banques, un événement qui dépasse largement le simple cadre de la finance. Cette année, la thématique est claire : « Les banques au service d’une planète viable ». Loin d’être de froids intermédiaires financiers, les institutions bancaires, qu’elles soient multilatérales, internationales ou nationales, sont désormais vues comme les moteurs essentiels du développement durable et de l’action climatique. C’est une véritable redéfinition de leur rôle qui est en cours, un changement de cap stratégique vital pour notre avenir. Pour terminer le petit tour du BeMac de ce cette fin de semaine qui approche, nous fêtons les Barbara.
Quand le système bancaire se met au vert (Crédit : Alex.I)
Quand le système bancaire se met au vert (Crédit : Alex.I)

Journée internationale des banques ce jeudi : le rôle essentiel


C’est donc ce jeudi que les regards se tournent vers le secteur bancaire à l’occasion de sa journée internationale. Cette célébration, initiée par l’ONU, met en lumière une évidence qui prend de plus en plus de place dans nos quotidiens : les banques ne sont plus de simples coffres-forts ou des distributeurs de crédit. Elles sont devenues des acteurs clés sur l’échiquier mondial, avec une responsabilité bien au-delà de leurs bilans financiers. Le monde entier insiste sur le rôle essentiel que jouent ces institutions, des grandes banques multilatérales de développement aux banques nationales, pour promouvoir le développement durable, soutenir activement l’action climatique et, au fond, améliorer la vie de chacun. Elles sont le cœur battant du financement de projets, petits et grands, qui façonneront les sociétés de demain.

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Le thème de 2025 : trois impératifs interdépendants


Le thème retenu pour l’année 2025 est particulièrement ambitieux, car il se décline autour de trois impératifs cruciaux et qui se nourrissent les uns des autres. Le premier, c’est bien sûr de financer une planète viable, ce qui signifie concrètement d’aligner tous les flux financiers sur les grands engagements mondiaux pour le climat. Ensuite, il y a l’urgence de combler le déficit de financement des ODD. Ces Objectifs de Développement Durable, adoptés en 2015, souffrent d’un manque structurel de moyens, surtout dans les pays en développement. Enfin, il faut absolument renforcer une finance résiliente et inclusive. Ça veut dire garantir que tout un chacun puisse avoir accès à des services financiers abordables et responsables, en particulier pour les populations les plus vulnérables. C’est en agissant sur ces trois fronts, et pas seulement un, que le secteur pourra vraiment faire la différence.

La mondialisation et l’évolution technologique ont contribué à réduire l’extrême pauvreté au niveau mondial, mais la répartition inégale des avantages s’est traduite par un grand nombre de laissés-pour-compte et a nui au soutien à l’architecture mondiale.
Secrétaire Général des Nations Unies

Les principes pour un secteur bancaire responsable


Pour que les banques puissent jouer ce rôle transformateur, elles s’appuient sur des lignes de conduite claires : les fameux « Principes pour un secteur bancaire responsable » des Nations Unies. Ces principes sont comme un cadre éthique qui oriente leur stratégie et leurs opérations. Ils les engagent par exemple à aligner leurs activités sur les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat et les ODD. Cela les oblige aussi à mesurer et à réduire leurs impacts négatifs sur l’environnement et la société, tout en cherchant à maximiser leurs retombées positives. Un autre point capital est la transparence : elles doivent rendre des comptes publiquement sur la façon dont elles progressent et tiennent leurs engagements. Ces règles visent à créer un référentiel global, un peu comme une charte de bonne conduite qui dépasse les frontières et les cultures.

Une situation mondiale à risque


Il faut être honnête, le contexte actuel n’est pas simple, et il est même « à risque ». Notre croissance économique mondiale, bien que stable autour de 3%, donne des signes de plafonnement. Mais le vrai problème, c’est la montée des incertitudes. On voit l’augmentation des restrictions commerciales, ce qui fragilise les échanges. Plus inquiétant encore, les risques d’endettement s’envolent, touchant particulièrement les pays les moins avancés, qui se retrouvent bloqués dans leur capacité à investir dans l’éducation, la santé ou le climat. À cela s’ajoute une aggravation des inégalités dans beaucoup de régions. Et puis, bien sûr, il y a l’urgence climatique. Les émissions de gaz à effet de serre continuent de grimper, avec des conséquences que l’on commence tous à ressentir. Devant ce tableau, l’action des banques n’est plus une option ; elle est une nécessité vitale.

Réexaminer l’architecture institutionnelle mondiale


Face à ces défis, il y a un consensus grandissant sur la nécessité de revoir le système qui régit la finance internationale, une architecture souvent jugée dépassée. Conçue après la Seconde Guerre mondiale avec les institutions de Bretton Woods, elle n’est pas vraiment taillée pour les enjeux du XXIe siècle, comme la crise climatique ou les dettes souveraines. De nombreux experts appellent à une réforme profonde pour que cette structure devienne plus efficace et surtout plus juste. L’idée, c’est de la rendre plus représentative des réalités économiques et démographiques d’aujourd’hui, en particulier en donnant plus de poids aux pays en développement. Il s’agit de s’assurer qu’elle puisse mobiliser des milliards de dollars, stables et pérennes, pour le financement à long terme dont le développement durable a besoin. C’est un chantier colossal, mais indispensable pour que l’argent aille là où il est le plus utile.

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L’enjeu des banques dans ce contexte troublé


Dans ce climat d’incertitude globale et de réformes institutionnelles nécessaires, l’enjeu pour les banques est colossal. Elles sont sollicitées pour être de véritables architectes du changement. Comment ? D’abord, elles doivent intégrer les risques environnementaux dans toutes leurs décisions de prêt et d’investissement. L’idée est simple : si un projet détruit l’environnement ou est vulnérable au climat, il devient un mauvais investissement. Ensuite, elles ont un rôle majeur à jouer dans le soutien aux investissements de long terme, en privilégiant par exemple les énergies renouvelables ou les infrastructures résilientes. Enfin, il y a la promotion de la finance numérique inclusive, qui permet d’élargir l’accès aux services bancaires dans des zones qui en étaient jusqu’à présent privées. En se positionnant ainsi, elles peuvent aider à redessiner les chemins du développement et donner un vrai sens au fameux Programme de développement durable à l’horizon 2030. C’est l’argent qui finance les solutions, et c’est pour cela que la banque est au centre de tout.
 
Thierry Chabot
Thierry Chabot
Passionné d'informatique depuis ses débuts sur PC-1512, Thierry est l'expert référent de TheSiteOueb pour les thématiques liées au Web, aux OS et à la sécurité informatique. Acteur engagé de l'entraide communautaire sous le pseudonyme Cthierry, il met son expertise technique au service des utilisateurs pour décrypter l'actualité numérique et résoudre leurs problématiques quotidiennes.
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