Journée mondiale de la tortue 2026 : pourquoi ces géantes tranquilles ont plus que jamais besoin de nous ?
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Rubrique Tendances & Actus
Chaque 23 mai, le monde célèbre la Journée mondiale de la tortue. C’est l’occasion idéale de mettre en lumière ces animaux emblématiques, qu’ils soient terrestres ou marins, qui parcourent notre planète depuis plus de 200 millions d’années. Aujourd’hui menacées par la pollution, le braconnage ou la perte de leur habitat, elles jouent pourtant un rôle écologique vital. Cette journée nous invite à mieux les comprendre pour mieux les protéger, à travers des gestes simples et concrets. Pour terminer le petit tour du BeMac de ce début de week-end, nous fêtons aussi les Didier.
Une petite histoire de carapace : d’où vient cette journée ?
Tout a commencé en l’an 2000. C’est une organisation américaine, l’American Tortoise Rescue, qui a décidé qu’il était temps de dévouer une journée entière à ces reptiles souvent oubliés des grandes campagnes de sauvegarde. L’idée n’était pas seulement de faire de jolies photos, mais de répondre à un vrai cri d’alarme.
En 1990, Susan Tellem et Marshall Thompson ont fondé American Tortoise Rescue à Malibu, en Californie, consacrant leur vie au sauvetage et à la réhabilitation des tortues terrestres et aquatiques.
Ce qui n’était au départ qu’une modeste association de sauvetage est devenu un mouvement mondial. En 2000, ils ont créé la Journée mondiale des tortues® afin de sensibiliser le monde entier à la conservation de ces animaux – une journée désormais célébrée dans plus de 190 pays.
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Depuis, le 23 mai est devenu un rendez-vous incontournable. On y parle de sauvetage, bien sûr, mais également d’éducation. Il s’agit d’apprendre aux gens qu’une tortue n’est pas un jouet. Que ce soit une petite tortue de jardin ou une géante des mers, chacune mérite le respect et, surtout, un environnement sain. C’est aussi un moment pour rappeler qu’adopter un de ces animaux est un engagement sur des décennies. Elles ne sont pas pressées, et nous devrions apprendre d’elles un peu de cette patience.
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Terrestres ou marines : deux salles, deux ambiances
Quand on dit « tortue », on pense souvent à la même silhouette. Pourtant, il y a un monde entre une tortue d’Hermann qui grignote un pissenlit dans le Var et une tortue luth qui traverse l’Atlantique.
Les terrestres, comme la célèbre tortue Sulcata, sont de véritables petites pelleteuses sur pattes. Elles ont des membres massifs, un peu comme des pieds d’éléphant, et une carapace très bombée qui les protège des prédateurs. Elles vivent au rythme des saisons, hibernent parfois, et font partie intégrante de nos jardins et maquis.
De l’autre côté, nous avons les championnes de l’apnée : les marines. La Caouanne ou la tortue verte, par exemple, sont de pures créatures de l’océan. Leurs pattes sont devenues des nageoires puissantes. Elles passent 99 % de leur temps dans l’eau et ne reviennent sur le sable que pour une mission sacrée : pondre leurs œufs là où elles sont nées. C’est un spectacle incroyable, mais d’une fragilité extrême.
Un monde de plus en plus hostile pour elles
Malheureusement, faire partie des plus vieux habitants de la Terre ne garantit pas la survie. Aujourd’hui, elles font face à un véritable parcours du combattant. Le plus gros problème ? C’est souvent nous, même sans le vouloir.
- Le plastique : C’est sans doute la menace la plus cruelle. Une tortue marine confond facilement un sac plastique flottant avec une méduse, son plat préféré. Une fois ingéré, c’est souvent fatal.
- Le bétonnage des côtes : À force de construire des hôtels et des éclairages partout sur les plages, les bébés tortues, qui se dirigent grâce à la lune pour rejoindre la mer, se perdent et meurent d’épuisement.
- Le climat qui s’emballe : Saviez-vous que le sexe des bébés dépend de la température du sable ? Avec le réchauffement, on se retrouve avec trop de femelles et pas assez de mâles, ce qui menace directement le renouvellement des générations.
À cela s’ajoute le braconnage, que ce soit pour leur viande ou pour transformer leur magnifique écaille en bibelots. C’est un combat de tous les instants pour les associations sur le terrain.
Pourquoi les écosystèmes ne peuvent pas s’en passer
Si elles disparaissaient, ce serait une catastrophe en cascade. Les tortues ne sont pas juste « mignonnes », elles sont utiles. Sur terre, elles sont d’excellentes jardinières : en se déplaçant et en mangeant, elles dispersent les graines de nombreuses plantes, favorisant ainsi la diversité végétale.
Dans l’océan, elles sont les gardiennes des prairies sous-marines. En broutant les herbiers, elles les maintiennent en bonne santé, ce qui permet à de nombreux poissons de venir y pondre. C’est ce qu’on appelle une espèce « parapluie ». En gros, quand on protège ces reptiles, on sauve indirectement des centaines d’autres espèces qui partagent leur habitat. Elles sont le ciment de leur environnement.
Comment fêter ça dignement cette année ?
Vous avez envie de participer à la fête ce 23 mai ? Pas besoin de partir au bout du monde pour agir. On peut célébrer la Journée mondiale de la tortue de plein de façons différentes, avec enthousiasme et un peu de bon sens.
Pour commencer, la sensibilisation est une arme puissante. Parler d’elles autour de vous, partager des infos fiables sur les réseaux sociaux ou même montrer un documentaire à vos enfants, c’est déjà un grand pas. Plus on les connaît, plus on a envie de les préserver.
Si vous avez un peu de budget, un don à une association sérieuse comme le WWF ou des centres de soins locaux fait une différence réelle. Cet argent sert à soigner les individus blessés par des hélices de bateaux ou coincés dans des filets de pêche. Et pour les plus motivés, pourquoi ne pas participer à un nettoyage de plage ou de rivière ? Moins de déchets dans la nature, c’est autant de chances en plus pour elles de ne pas s’étouffer.
Des réflexes à adopter au quotidien
Au-delà de cette journée spéciale, c’est toute l’année qu’il faut avoir l’œil. La protection de ces créatures passe par des changements d’habitudes assez simples. On peut par exemple réduire drastiquement notre consommation de plastique jetable. Chaque gourde utilisée à la place d’une bouteille en plastique est une victoire pour les océans.
Une règle d’or : si vous trouvez une tortue dans la nature, laissez-la tranquille. Ne la ramenez pas chez vous en pensant bien faire. Et si vous avez une tortue d’aquarium dont vous ne pouvez plus vous occuper, ne la relâchez surtout pas dans une mare. Elle pourrait devenir invasive et détruire l’équilibre local. Mieux vaut contacter un refuge spécialisé qui saura quoi faire.
Un héritage précieux à transmettre
« Rien ne sert de courir, il faut partir à point », disait la fable. La tortue nous enseigne que la persévérance paie. Elle a survécu aux dinosaures, mais elle ne pourra pas survivre seule à la pression humaine actuelle. En cette Journée mondiale, prenons une minute pour admirer leur résilience. Elles ont traversé les âges avec une discrétion exemplaire, et il ne tient qu’à nous que l’aventure continue encore quelques millions d’années. Chaque petit geste, chaque prise de conscience, c’est une pierre à l’édifice pour sauvegarder ces magnifiques voyageuses.
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Partagez votre engagement avec nous !
Maintenant, on aimerait beaucoup vous entendre. Est-ce que vous avez déjà eu la chance d’en croiser une en vrai, que ce soit au détour d’un sentier ou lors d’une plongée ? C’est le genre de rencontre qu’on n’oublie pas, n’est-ce pas ?
Racontez-nous vos anecdotes ou dites-nous quelle action vous avez choisi de faire pour marquer le coup ce 23 mai. On attend vos retours en commentaire, et n’hésitez pas à partager vos astuces pour réduire votre empreinte sur leur environnement. On apprend toujours les uns des autres !
( Temps de lecture : 3 minutes | L’illustration de notre article provient de Nathaelus sur le site Internet Pixabay. Si l’image vous intéresse, vous pouvez faire un don sur le site avant de la télécharger )
Ce qu’il faut retenir :
- Ce samedi 23 mai 2026, une journée mondiale entière est dédiée aux tortues pour nous rappeler l’urgence de protéger ces reptiles ancestraux, présents sur Terre depuis 200 millions d’années.
- Deux mondes, une même fragilité : qu’elles soient terrestres ou marines, elles font face à des menaces communes comme la pollution plastique, l’urbanisation des côtes et le dérèglement climatique.
- Des piliers de la nature : en protégeant ces « espèces parapluies », nous préservons tout leur écosystème, de la dispersion des graines en forêt à la survie des récifs coralliens.
- Agir est à la portée de tous : réduire ses déchets plastiques, soutenir des associations ou simplement s’informer sont des gestes concrets qui font une réelle différence pour leur avenir.
- Une responsabilité durable : célébrer cette journée, c’est aussi se rappeler qu’adopter une tortue est un engagement de toute une vie qui nécessite de refuser systématiquement le commerce illégal.