Journée du bon sens 2026 : et si nous arrêtions de tout compliquer au quotidien ce mercredi ?
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Ce mercredi 4 novembre, c’est la Journée du bon sens, un rendez-vous informel né aux États-Unis en hommage à Will Rogers, figure de l’humour américain. À l’heure où les notifications s’enchaînent et où l’on décide souvent trop vite, cette date offre une parenthèse pour souffler, faire le tri et retrouver un peu de simplicité. Pour terminer le petit tour du Bemac de ce milieu de semaine, nous fêtons aussi les Charles.
Une date discrète dans le calendrier
Le 4 novembre ne donne droit à aucun jour férié, et aucune cérémonie officielle ne figure au programme. Au fil des années, cette date s’est glissée dans les listes de journées nationales ou thématiques que l’on croise sur le web et les réseaux sociaux. Sa popularité s’explique assez facilement : elle répond à un besoin très contemporain, celui de ralentir.
Dans un quotidien saturé par les alertes de smartphones, les urgences fabriquées et le flux continu d’actualités, s’accorder quelques secondes avant de réagir est devenu un luxe. C’est précisément ce que suggère cette initiative, sans leçon de morale ni grandes déclarations. Juste une invitation à réfléchir deux secondes avant de valider un achat, d’envoyer un message regrettable ou de s’engager dans un projet inutile.
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Une idée venue d’outre-Atlantique
Pour dénicher l’origine de cet événement, il faut regarder du côté des États-Unis. On le doit à Bud Bilanich, un auteur et coach en développement personnel surnommé « The Common Sense Guy ». Soucieux d’encourager ses contemporains à faire preuve de plus de pragmatisme dans leurs choix professionnels et personnels, il a imaginé la Use Your Common Sense Day.
Le choix du 4 novembre n’a d’ailleurs rien du hasard : c’est le jour de naissance de Will Rogers, dont le sens de la formule et la lucidité ont marqué l’histoire culturelle américaine. Avec le temps, l’idée a traversé l’océan, et les médias francophones l’ont adoptée sous le nom de Journée du bon sens, en conservant l’esprit d’origine : raviver la faculté de trancher avec clarté et discernement. Mais qui était donc cet homme ?
Qui était vraiment Will Rogers ?
William Penn Adair Rogers est né en 1879 à Oologah, dans le Territoire indien, futur État de l’Oklahoma. Fier de ses racines cherokees, il a connu un parcours pour le moins atypique. Tour à tour cowboy, artiste de vaudeville, vedette du cinéma muet puis parlant, il s’est imposé dans les années 1920 et 1930 comme l’un des chroniqueurs les plus écoutés du pays. Sa force résidait dans sa capacité à décrire les travers de ses concitoyens avec une simplicité déconcertante, sans jamais verser dans la méchanceté.
Sa trajectoire s’est arrêtée brutalement le 15 août 1935. Passionné d’aviation, il a péri aux côtés du pilote Wiley Post dans le crash de leur avion près de Point Barrow, en Alaska, lors d’un vol d’exploration dans le Grand Nord. Il avait 55 ans. Sa disparition a provoqué une vive émotion, tant il incarnait une forme de sagesse populaire. Son esprit, lui, lui a survécu.
Quatre formules d’une étonnante modernité
Parmi les nombreux mots d’esprit qu’on lui attribue, en voici quatre qui résonnent encore très fort aujourd’hui :
- La publicité est l’art de convaincre les gens de dépenser de l’argent qu’ils n’ont pas, pour quelque chose dont ils n’ont pas besoin.
- Trop de gens dépensent de l’argent qu’ils n’ont pas gagné, pour acheter des choses dont ils n’ont pas envie, pour impressionner des gens qu’ils n’aiment pas.
- Nous ne pouvons pas tous être des héros, car il faut bien que quelqu’un se tienne sur le trottoir pour applaudir quand ils passent.
- Un oignon peut faire pleurer les gens, mais il n’a jamais existé de légume capable de les faire rire.
Ce qui frappe à la lecture de ces lignes, c’est leur justesse. Bien avant les réseaux sociaux et la consommation de masse actuelle, Rogers épinglait déjà le piège des apparences, la quête frénétique d’approbation et notre penchant à nous compliquer l’existence, le tout avec une ironie particulièrement efficace.
Comment remettre un peu de simplicité dans nos journées ?
Concrètement, comment appliquer ce bon sens ? Pas besoin de bouleverser ses habitudes du jour au lendemain : il suffit d’introduire quelques petits réflexes au fil des heures pour désamorcer les automatismes.
- Instaurer un délai d’attente. Face à un courriel irritant ou à une sollicitation imprévue, laissez passer une dizaine de secondes avant de répondre. Ce court répit permet souvent d’éviter des réactions disproportionnées.
- Interroger l’utilité réelle d’une action. Posez-vous deux questions simples : « Est-ce vraiment nécessaire ? » et « Est-ce que je le fais par choix personnel ou simplement pour faire comme tout le monde ? »
- Rechercher le chemin le plus court. Devant une démarche complexe ou un problème du quotidien, essayez de simplifier le processus plutôt que de lui ajouter des contraintes inutiles. La solution évidente est très souvent la bonne.
- Prendre de la distance avec l’urgence. Les outils numériques créent un sentiment de pression continue. Savoir distinguer ce qui demande une attention immédiate de ce qui peut attendre reste la meilleure façon de préserver sa sérénité.
- Échanger ses bonnes pratiques. Profitez de cette journée pour discuter avec vos collègues ou vos proches des petites règles personnelles qui vous évitent de perdre du temps ou de l’énergie.
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Reprendre le contrôle sur nos automatismes
Cette journée ne cherche pas à nous dire quoi penser, mais à nous inviter à exercer notre esprit critique au moment de décider, que le choix soit minuscule ou majeur. Dans un monde de plus en plus sophistiqué et interconnecté, la tendance naturelle consiste à ajouter des couches de complexité, à empiler les outils et à suranalyser la moindre situation.
Le bon sens n’a rien d’un don réservé à quelques privilégiés. C’est une démarche accessible à tous, que la fatigue, la précipitation et le bruit médiatique finissent simplement par endormir. Le 4 novembre en est la piqûre de rappel sans prétention : ni révolution ni commandement, juste une occasion de choisir la voie la plus claire et la plus directe.
Ce qu’il faut retenir :
- Ce mercredi 4 novembre, la Journée du bon sens nous invite à faire une pause, ralentir le rythme et privilégier la simplicité face à la surcharge d’informations.
- Hommage à Will Rogers : cette date officieuse célèbre la naissance de cet humoriste et observateur américain, célèbre pour ses formules lucides sur les travers de la société.
- Une origine américaine : imaginée par l’auteur Bud Bilanich sous le nom de Use Your Common Sense Day, l’initiative s’est diffusée dans le monde pour encourager le jugement pratique.
- Des réflexes simples au quotidien : accorder dix secondes de réflexion avant de répondre, questionner l’utilité d’un achat ou simplifier une tâche suffit à désamorcer nos automatismes.
- Une habitude à entretenir : le bon sens n’est pas un don rare, mais une disposition d’esprit accessible à tous que l’urgence et la précipitation nous font trop souvent oublier.