
Journée mondiale de la sécurité des patients : Ce qui menace vraiment les patients atteints de maladies non transmissibles en 2026
Date 17-09-2026 07:42:32 | Sujet : Journées mondiales et internationales
| Le 17 septembre 2026, la Journée mondiale de la sécurité des patients met en lumière un enjeu majeur : protéger les personnes vivant avec une maladie non transmissible. Cancers, diabète, affections cardiovasculaires ou respiratoires concernent des milliards d’individus et représenteraient environ 74 % des décès sur la planète. Or, un patient sur dix subirait un préjudice lors des soins, dont la moitié serait évitable. Ces pathologies imposant une prise en charge au long cours, chaque étape du suivi risquerait de devenir une zone de fragilité. Le slogan retenu cette année résumerait bien l’ambition globale : « Des soins sûrs pour la vie ! ». Pour terminer le petit tour du Bemac de ce milieu de semaine, nous fêtons aussi les Renaud.
Pourquoi cette journée compte en 2026 Créée par l’Organisation mondiale de la Santé, cette journée internationale chercherait à renforcer la vigilance, la compréhension et la mobilisation collective afin de réduire les accidents évitables en milieu médical. En 2026, l’attention se porterait tout particulièrement sur les affections chroniques non transmissibles. En tant que journaliste habitué aux arcanes des nouvelles technologies et des systèmes d’information complexes, on ne peut que constater des analogies frappantes : lorsqu’un protocole s’étire sur des années et multiplie les intervenants, le risque d’un bogue technique ou humain augmenterait de manière exponentielle.
Cette orientation globale s’inscrirait dans la continuité des travaux des Nations Unies concernant la santé mentale et le suivi au long cours. L’objectif irait bien au-delà de la simple délivrance d’un traitement : il s’agirait de garantir que la prise en charge reste vraiment sûre et cohérente du début à la fin. Le message diffusé cette année rappellerait qu’aucune personne ne devrait voir sa santé dégradée par l’acte médical censé la protéger.
74 % des décès dans le monde seraient attribuables aux maladies non transmissibles. 1 patient sur 10 subirait un préjudice au cours des soins, dont 50 % de manière évitable. Jusqu’à 1 patient sur 3 serait touché par des événements indésirables lors de traitements oncologiques. OMS
Les maladies chroniques, un parcours de longue haleine Les maladies non transmissibles regroupent des pathologies s’installant sur une durée prolongée. Elles toucheraient des personnes de tous âges et demanderaient une attention médicale constante. Qu’il s’agisse de troubles cardiaques, de tumeurs, de diabète ou d’affections respiratoires, ces situations n’auraient rien à voir avec une intervention ponctuelle.
Là où un épisode aigu se résoudrait en quelques jours, le suivi d’une maladie chronique imposerait une succession ininterrompue d’étapes : examens biologiques, ajustements d’ordonnances, consultations de contrôle, rééducation, voire auto-mesures quotidiennes. C’est précisément cette continuité temporelle et la multiplication des lieux de prise en charge qui augmenteraient les risques d’incidents.
Un niveau de risque plus élevé sur la durée Selon les données de l’OMS, un individu sur dix subirait une forme de préjudice durant ses interactions avec le système de santé, et près d’un cas sur deux aurait pu être évité. Pour les personnes vivant avec une affection de longue durée, la probabilité d’un problème augmenterait au fil du temps.
La répétition des consultations, l’accumulation de prescriptions différentes et la présence simultanée de plusieurs pathologies créeraient un terrain propice aux erreurs de transmission. Dans des domaines précis comme l’oncologie, les statistiques montreraient jusqu’à un patient sur trois confronté à des effets indésirables liés aux thérapies. Le sujet ne relèverait donc pas de la théorie, mais d’une réalité concrète au quotidien. Où les failles risqueraient de se produire
L’accident médical ne résulterait pas uniquement d’un geste maladroit en salle d’opération. Il pourrait survenir très tôt, dès la phase de dépistage ou de diagnostic, lorsqu’un résultat de laboratoire tarderait à être transmis ou qu’une mauvaise saisie informatique orienterait l’analyse sur une fausse piste.
Plus loin dans le parcours, la polymédication constituerait une autre zone d’ombre majeure. L’addition de plusieurs molécules délivrées par des spécialistes différents sans vision d’ensemble accroîtrait les interactions toxiques. De même, les transitions – comme le passage de l’hôpital au domicile ou la transmission de dossier entre la médecine de ville et un centre spécialisé – représenteraient des moments critiques où des données de santé risqueraient de s’égarer. Enfin, les phases d’auto-administration des traitements par les personnes concernées nécessiteraient un accompagnement sans faille pour éviter toute mauvaise interprétation. Ce que supposerait une prise en charge sécurisée
- Garantir des soins fiables tout au long de la vie exigerait une réorganisation en profondeur des usages, un peu comme lorsqu’on sécurise un réseau de communication à grande échelle.
- Un socle de soins primaires renforcé, capable d’assurer la centralisation des dossiers et d’éviter le morcellement du suivi.
- Des équipes soignantes disposant d’outils performants pour sécuriser la chaîne du médicament et fiabiliser les diagnostics.
- Une participation active des individus et de leurs proches, considérés comme de véritables partenaires de sécurité plutôt que comme de simples récepteurs.
- Une démarche globale intégrant les facteurs sociaux, économiques et organisationnels qui influencent la régularité du suivi.
En matière de données comme de médecine, la personne directement concernée resterait la première experte de son propre quotidien : ses observations permettraient souvent de détecter un dysfonctionnement avant qu’il ne produise des effets néfastes.
Appels à l’action et mobilisation globale Pour les décideurs publics, l’enjeu consisterait à intégrer la gestion des risques directement dans les programmes dédiés aux affections chroniques. Du côté des soignants, l’attention devrait se porter sur la vérification systématique des informations transmises lors des relais d’équipe.
Pour le grand public, poser des questions sur un nouveau traitement, vérifier la concordance d’une ordonnance ou signaler une anomalie constatée à la maison constitueraient des réflexes essentiels. À l’occasion du 17 septembre, de nombreuses infrastructures mondiales s’illumineront en orange afin de rappeler la nécessité de bâtir des parcours de soin plus sûrs et mieux coordonnés. Pour en savoir plus et consulter les ressources officielles, vous pouvez visiter la page de la campagne sur le site de l’OMS.
(L’illustration de notre article provient de Parentingupstream sur le site Internet Pixabay. Si l’image vous intéresse, vous pouvez faire un don sur le site avant de la télécharger)
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