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La Journée de la tolérance : Pourquoi est-elle plus vitale que jamais en 2025

Date 16-11-2025 08:30:00 | Sujet : Tendances & Actus

Alors que les conflits semblent dicter notre quotidien, la date du 16 novembre revient comme un rappel essentiel. C’est la Journée internationale de la Tolérance, un principe adopté il y a trente ans par l’UNESCO. Loin d’être une idée désuète, c’est au contraire un réflexe à cultiver, une boussole pour nos sociétés. Mais, au-delà des grands discours, que signifie vraiment cette tolérance et comment la faire vivre dans nos communautés, de la plus proche à l’échelle planétaire ? C’est une question qui nous concerne tous, maintenant. Pour terminer le petit tour du BeMac de ce début de week-end, nous fêtons aussi les Albert.

Un héritage qui nous ramène en arrière


Si l’on célèbre cette journée chaque 16 novembre, il faut remonter un peu dans le temps pour comprendre son origine. C’est en fait à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’UNESCO, en 1995, que ses États membres ont officialisé la Déclaration de principes sur la tolérance. Imaginez : un monde qui sortait à peine d’un siècle marqué par des horreurs sans nom, et qui choisissait d’ancrer dans le marbre un engagement fort. Ce n’était pas juste une formalité ; c’était une réponse concrète, une tentative d’apprendre du passé.

Trente ans plus tard, si le contexte a changé, la nécessité, elle, n’a pas bougé d’un iota. Ce texte fondateur nous rappelle que la tolérance n’est pas une simple indulgence, mais une responsabilité que l’on doit prendre vis-à-vis de l’autre. Et, honnêtement, en voyant les tensions actuelles, on se dit qu’ils avaient vu juste sur l’importance de ce principe.

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C’est quoi la vraie tolérance ?


Parfois, quand on parle de tolérance, on a l’impression de parler de quelque chose de vague, d’une sorte de gentillesse passive. Ce n’est pas du tout ça. Selon la Déclaration de 1995, la tolérance est beaucoup plus active et engagée. Elle se définit comme « le respect, l’acceptation et l’appréciation de la richesse et de la diversité des cultures de notre monde, de nos modes d’expression et de nos manières d’exprimer notre qualité d’êtres humains ». Ce qui est intéressant dans cette définition, c’est l’utilisation de trois mots clés : « respect », « acceptation » et « appréciation ». Cela va au-delà de simplement « supporter » ce qui nous dérange. C’est reconnaître que la différence est une richesse, pas un obstacle. On ne demande pas d’aimer l’opinion ou l’attitude de l’autre, non. Ce qui est demandé, c’est de respecter sa liberté fondamentale à être et à s’exprimer différemment. Un bon exemple, c’est celui qui, sans partager les convictions politiques ou religieuses de son voisin, défend son droit absolu à les pratiquer. C’est là que le principe prend tout son sens, je crois.

Le bon sens, cela commence chez soi


On a souvent tendance à regarder vers l’autre bout du monde quand on évoque l’intolérance : les conflits lointains, les discriminations institutionnelles. Bien sûr, ces drames sont cruciaux et méritent toute notre attention. Sauf que, bien souvent, la tolérance doit commencer bien plus près de nous, dans notre entourage immédiat. Le fameux « vivre-ensemble » n’est pas un concept théorique ; il prend forme dans le quartier, au travail, ou même au sein de notre famille. C’est dans les petites interactions du quotidien que le réflexe s’ancre : la patience face à une opinion qui nous irrite, l’effort d’écoute plutôt que la réplique immédiate. On ne parle pas de faire la révolution, mais d’un ajustement constant de notre propre comportement. Sans cette démarche individuelle, qui est un peu un travail sur soi, on ne peut pas vraiment espérer un changement à grande échelle. L’UNESCO insiste d’ailleurs sur l’importance de l’éducation comme outil principal pour bâtir cette attitude.

Comment contrer l’intolérance ?


Le meilleur moyen de réellement contrer l’intolérance, c’est de commencer par investir dans l’humain, vous savez. Elle naît souvent d’une bête peur de ce qu’on ne connaît pas. Donc, la première chose à faire, c’est de donner aux gens les outils pour comprendre le monde : une bonne éducation qui valorise toutes les cultures, et surtout, qui apprend à démêler le vrai du faux face aux discours de haine qu’on voit partout sur internet. L’idée, ce n’est pas juste de « supporter » les autres, mais de voir que leurs différences nous enrichissent en réalité. Ça passe aussi par le dialogue : il faut se parler, créer des occasions de rencontres, même si on n’est pas d’accord. Maintenir la conversation, c’est le plus grand acte de tolérance qui soit. Bien sûr, ça ne suffit pas : il faut des lois solides pour punir la discrimination et l’intolérance quand elle frappe. Mais au quotidien, c’est un devoir simple qui nous incombe à tous : ne jamais laisser passer un commentaire haineux, aussi petit soit-il. C’est en étant nous-mêmes un exemple de respect, en agissant localement et en remettant en question nos propres préjugés, qu’on construit peu à peu un monde plus apaisé.


Le plus grand mal et l’unique remède


Dans le contexte actuel, avec des tensions géopolitiques qui ne font que s’envenimer et des fractures sociales qui s’aggravent, l’intolérance est un terrain fertile pour le pire. La discrimination envers les minorités, qu’elles soient visibles ou non, peut très vite devenir une habitude, un fait accepté et banalisé. Et ça, c’est un véritable poison pour la cohésion sociale. On voit bien que l’escalade, de l’insulte à la violence, est un chemin trop facile à emprunter. C’est à ce moment-là que la célèbre phrase de Voltaire résonne avec une force particulière : « la discorde est le plus grand mal du genre humain, et la tolérance en est le seul remède ». Ce qu’il voulait dire, c’est que la solution est dans l’échange, dans la discussion.

C’est le simple échange verbal, souvent difficile, qui permet d’éviter la descente vers la haine et la violence qui s’ensuivent immanquablement. Notre devoir, peu importe notre statut social, c’est de veiller à ce que l’acceptation de l’autre reste une priorité, et non pas une option de luxe que l’on s’autoriserait seulement en temps de paix. Il s’agit de travailler collectivement pour bâtir des communautés plus inclusives et respectueuses de la diversité, afin que nous puissions aspirer, enfin, à un monde un peu plus apaisé.

( L’illustration de notre article provient de Juandisalinas sur le site Internet Pixabay. Si l’image vous intéresse, vous pouvez faire un don sur le site avant de la télécharger )



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