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Todd Matshikiza : le jazz célébré par un Doodle sur Google

Publié le et mis à jour le
 
Le logo de Google a une nouvelle fois été remplacé même si cela n’est visible que pour les utilisateurs de l’Islande, de l’Irlande, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de l’Afrique du Sud . Si vous habitez ou si vous vous trouvez là-bas, vous pourrez en profiter pour prendre quelques minutes, jeter un clic de souris sur la page d’accueil du moteur de recherches Google où l’on peut y découvrir un Doodle intitulé « Hommage à Todd Matshikiza » en français. En ce jour de 1956, la cantate « Uxolo » ( paix ) qu’il a commandée a été jouée par l’orchestre lors du 70e festival de Johannesburg. Le Doodle d’aujourd’hui a été illustré par l’artiste invité Keith Vlahakis, un lettreur, illustrateur et artiste pop basé à Cape Town en Afrique du Sud.
Le Doodle sur Google rend hommage à Todd Matshikiza
Le Doodle sur Google rend hommage à Todd Matshikiza

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Todd Matshikiza était un pianiste, compositeur et journaliste de jazz sud-africain. Il est né le 7 mars 1921 à Queenstown, en Afrique du Sud, et est décédé le 4 mars 1968 à Lusaka, en Zambie. Matshikiza était une figure influente dans la scène jazz sud-africaine, et il est surtout connu pour sa contribution à la musique et à la culture jazz en Afrique du Sud pendant les années de l’apartheid. Durant sa jeunesse, sa mère, chanteuse, et son père, organiste, lui enseignent le piano, ainsi qu’à ses six frères et sœurs. Il fréquente le St Peter’s College de Johannesburg et obtient ses diplômes de musique et d’enseignement. Il enseigne l’anglais et les mathématiques dans les écoles secondaires et compose des œuvres chorales et des chansons telles que Hamba Kahle.

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Comme nous l’explique Google : « en 1947, Matshikiza retourne à Johannesburg, où il enseigne et finit par créer sa propre école privée, la Todd Matshikiza School of Music. Il y enseigne le piano, son point fort étant la musique de jazz. Pendant une grande partie de cette période, il fait partie du Syndicat des artistes africains, qui vise à diffuser la musique et les concerts dans tout le pays ».

Matshikiza : une passion pour la musique de jazz et le journalisme


Frustré par la politique d’apartheid de l’État sud-africain, Matshikiza saisi l’opportunité de s’installer à Londres en 1960 pour la production anglaise de sa comédie musicale, « King Kong ». Cependant, il n’a pas réussi à s’établir pleinement sur la scène musicale britannique. Il joue de temps en temps du piano dans des boîtes de nuit, donne des cours de musique et travaille en tant que journaliste pour des journaux britanniques.

La passion de Matshikiza pour la musique de jazz et le journalisme a trouvé son point de rencontre lorsqu’il est devenu l’un des premiers rédacteurs du magazine Drum. Il y a écrit une rubrique consacrée à l’art et à l’évolution du jazz, ainsi qu’une autre traitant de la vie dans les townships, intitulée « With the Lid Off ». Plusieurs articles de cette dernière rubrique ont été préservés dans le livre « With the Lid Off : South African Insights from Home and Abroad 1959-2000 ».

Autobiographie : Chocolates for My Wife


Et Google d’ajouter qu’« il jouait du piano, était journaliste indépendant et présentait des émissions de radio à Londres pendant quelques années avant de s’installer en Zambie, où il travaillait comme radiodiffuseur et archiviste musical. Son autobiographie Chocolates for My Wife (1961), qui décrit l’apartheid en Afrique du Sud et son déménagement à Londres, témoigne de son histoire ». Son livre raconte ses expériences de vie dans l’Afrique du Sud de l’apartheid d’une part et en Grande-Bretagne d’autre part. Le livre est tour à tour plein d’esprit et profondément triste, touchant à l’expérience des Noirs et décrivant comment lui, en tant qu’individu, en a été affecté.

Matshikiza restait frustré de ne pas pouvoir retourner en Afrique du Sud, où ses écrits avaient été interdits par le gouvernement sud-africain. Il mourut à Lusaka en 1968. Ses funérailles se sont déroulées en présence de nombreux dignitaires, dont Oliver Tambo de l’ANC, et d’une délégation ministérielle zambienne ( Wikipedia ).

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Un message au travers du Doodle consacré à Todd Matshikiza


Le Doodle d’aujourd’hui a été illustré par l’artiste invité Keith Vlahakis, basé en Afrique du Sud. À travers ce dernier, il espère faire passer le message que « tout est possible. Les rêves deviennent réalité si nous travaillons dur, si nous prions et si nous avons la foi. J’espère que ce Google Doodle sensibilisera les gens à l’histoire extraordinaire de Todd Matshikiza, qu’il rendra hommage à son héritage et à ses contributions, et que les gens se rendront compte que le continent africain regorge de créativité, d’amour, de résilience, de chaleur et de puissance rayonnante, et que nos histoires sont importantes ».

( Illustration : capture Doodle « Hommage à Todd Matshikiza » sur Google )
 
chabot thierry
chabot thierry
Passionné par les ordinateurs depuis son premier PC-1512, il est l'auteur principal des articles concernant Internet, les OS et les moteurs de recherches. Il répond souvent sur les forums avec le pseudonyme Cthierry pour proposer des solutions.

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