Pokemon Go est-il LE jeu pour lutter contre la sédentarité et l’obésité ?

Par la rédaction de TSO le
 
Pokemon Go est devenu en l’espace de quelques jours le jeu le plus téléchargé sur les plates-formes App Store et Google Play, trustant la première place loin devant les autres applications. Et il pourrait bien devenir une arme offensive contre la sédentarité et l’obésité.
Pokemon Go bon pour la santé ?
Depuis le 5 juillet dernier, date de la sortie de Pokemon Go, le jeu a déjà été téléchargé près de 80 millions de fois et quand on sait qu’il n’est présent que dans quelques pays, on se demande jusqu’à ou pourra aller son succès lorsque toute la planète entière sera sous Pokemon mania. Rien qu’en France, vous ne pouvez pas faire 100 mètres dans la rue de votre ville sans croiser un chasseur de Pokemon, les yeux rivés sur son smartphone à la recherche d’un Bulbizarre ou d’un Salamèche.

Pokemon Go bon pour la santé ?

Derrière le jeu de Niantic se cache une autre réalité qui n’a rien à voir avec la jouabilité et l'intérêt du jeu et qui concerne directement les joueurs. Car le jeu « oblige » le joueur à sortir de chez lui pour partir à la chasse aux Pokemons et il faut en faire des kilomètres pour espérer ne pas rentrer bredouille. Terminé le jeu derrière son écran les fesses rivées au fauteuil, place à la marche à pied même si certains espèrent en attraper quelques-uns depuis le siège de leur voiture. Certains expliquent avoir fait plus de 5 kilomètres pour capturer un seul Pokemon.




D’ailleurs la ministre de la Santé Marisol Touraine abonde dans ce sens et elle s’est fendue d’un Tweet il y a quelques jours : « À tous les dresseurs : sortez, marchez, c'est bon pour la santé! Mais restez bien attentifs pour éviter l'accident. Bonne chasse! »



Et elle n’est pas la seule, dans un communiqué les principaux chercheurs sur le diabète du Leicester Daibetes Center croient aussi que l’engouement Pokemon Go pourrait être une solution innovante pour lutter contre la hausse des taux d'obésité et les maladies chroniques. Pour le docteur Tom Yates, il y a 5 millions de personnes en Angleterre qui ont un risque élevé de développer un diabète de type 2, qui est en grande partie liée à l'inactivité physique et l'obésité. Et si Pokemon Go peut amener les gens à se lever de leur canapé pour marcher dans la rue alors ce jeu pourrait être une solution innovante pour freiner la hausse des niveaux d'obésité.

Pour le chercheur, « La marche est extrêmement sous-estimée, mais elle demeure le moins cher des exercices. C’est un moyen facile et accessible à tous pour être actif et aider à maintenir un corps sain. ». L'obésité est le facteur de risque le plus élevé pour le diabète de type 2 car il représente 80 à 85 % du risque global de le développer dans ces conditions.

Pokemon Go facteur de sociabilisation ?

Mais les vertus du jeu ne semblent pas s’arrêter à l’aspect santé, il représente aussi un énorme potentiel de sociabilisation, là où les gens se croisaient sans se parler en marchant tête baissée, il y a maintenant des joueurs qui rencontrent d’autres personnes, discutent avec eux et s'entraident pour aller capturer des Pokemons. C’est un autre aspect positif du jeu et il permet également de découvrir le patrimoine qui nous entoure avec les fameux « Pokestop ».

Autant de facteurs qui ont conduit à un phénomène mondial sans précédent qui ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin, Niantic annonçant déjà l’arrivée de nouveaux Pokemons. Alors, si vous êtes du genre pantouflard derrière votre écran d’ordinateur ou dans votre canapé à regarder des séries, vous savez ce qu’il vous reste à faire : télécharger Pokemon Go et sortir de chez vous pour partir en chasse, marcher et faire de nouvelles connaissances.
 
 
 
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.